Mesdames et Messieurs, Madame la Lord Provost adjointe, chers amis de Dundee,
C’est un grand honneur et un plaisir tout particulier d’être parmi vous aujourd’hui pour célébrer et renouveler une amitié née il y a quatre-vingts ans.
Mais l’histoire de Dundee et d’Orléans commence en réalité bien plus tôt.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois sous-marins des Forces navales françaises libres étaient basés ici, à Dundee. Loin de chez eux, leurs équipages ont trouvé auprès des habitants de cette ville amitié et hospitalité. Les habitants de Dundee ont même créé un club pour les marins français, à Nethergate.
Puis, en 1944, alors que la France était en cours de libération, les villes écossaises ont été invitées à tendre la main aux communes françaises dévastées par la guerre.
Dundee a choisi Orléans.
Notre ville avait terriblement souffert des bombardements et des incendies de 1940, puis de ceux de 1944. Alors qu’Orléans, meurtrie, entamait le long travail de reconstruction, Dundee lui a tendu la main par-delà la Manche.
Je trouve ce geste particulièrement émouvant, car avant les accords de jumelage, avant les cérémonies officielles, les chartes et les signatures, il y a eu la solidarité.
Il y a eu, tout simplement, une ville qui disait à une autre : nous ne vous avons pas oubliés.
En 1946, le Lord Provost de Dundee, Sir Garnet Wilson, s’est rendu à Orléans pour recevoir les remerciements de notre ville. Cette même année, nos deux villes sont officiellement devenues jumelles.
Quatre-vingts ans plus tard, nous voici réunis. Et c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau dans cette histoire.
Ce qui avait commencé par un geste de solidarité au lendemain d’une guerre dévastatrice a donné naissance à des échanges scolaires, des visites culturelles, des liens entre associations et entre familles, et à des milliers d’amitiés personnelles.
Car un jumelage ne vit pas dans un document.
Il vit à travers les personnes.
Il vit à travers celles et ceux qui voyagent, qui accueillent, qui gardent cette curiosité de découvrir l’autre — et à travers toutes les personnes qui, génération après génération, ont fait vivre cette amitié entre les rives de la Tay et celles de la Loire.
Pour France–Grande-Bretagne Orléans, prendre part à cette histoire est à la fois un privilège et une responsabilité.
Aujourd’hui, nous ne commémorons pas seulement quatre-vingts années d’amitié.
Nous prenons l’engagement de la faire vivre et de la transmettre.
À l’heure où l’Europe et le monde nous rappellent une nouvelle fois que la paix, la compréhension mutuelle et l’amitié ne sont jamais acquises, le geste simple accompli par les habitants de Dundee il y a quatre-vingts ans a encore beaucoup à nous apprendre.
Alors, au nom de France–Grande-Bretagne Orléans, je voudrais dire aux habitants de Dundee Merci pour la main amicale que vous avez tendue à Orléans à cette époque.
Merci pour l’amitié que vous nous témoignez aujourd’hui.
Et faisons en sorte que, dans quatre-vingts ans, une nouvelle génération soit ici pour raconter cette histoire.
De la Tay à la Loire, vive l’amitié entre Dundee et Orléans !
Je vous remercie.